Avant de débuter le traitement, dans certains cas, d'autres gestes sont
pratiqués :
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Pose d'un dispositif de perfusion si le traitement nécessite des perfusions
répétées
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Examens cardiaques si le traitement comporte un risque de toxicité pour le
coeur
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Conservation de sperme chez les patients jeunes recevant un traitement
comportant un risque de stérilité
LE DISPOSITIF DE PERFUSION INTRAVEINEUSE
L'essentiel de la chimiothérapie des lymphomes se fait par perfusions
(injection lente, sur quelques minutes, plusieurs heures ou sur 24 heures)
intraveineuses répétées. Beaucoup des produits utilisés peuvent être irritants
pour les petites veines des bras et la pose d'une chambre de perfusion (chambre
implantable ou port-a-cath) dans une grosse veine permet d'éviter cette
toxicité.
La chambre implantable est constituée d'un petit boîtier de deux centimètres de
diamètre, placé sous la peau, relié à un tuyau (cathéter) qui sera introduit
dans cette grosse veine.
La pose de cette chambre se fait habituellement sous anesthésie locale, au bloc
opératoire, sous la responsabilité d'un anesthésiste ou d'un chirurgien. Une
courte incision permet de découvrir une veine de la base du cou dans laquelle
on glisse le cathéter et de placer le boîtier sous la peau. Cette intervention
dure de trente minutes à une heure. Vous ne devez ressentir aucune douleur
pendant la pose, dans le cas contraire vous devez en prévenir l'opérateur.
Parfois une anesthésie générale est proposée.
Dans les 48 heures qui suivent la pose, une gène ou une douleur à la base du
cou est fréquente, on vous prescrira des médicaments contre la douleur pour
cela. Le pansement peut être retiré au bout de quatre jours, les fils de la
suture se résorbent habituellement tout seul.
Par la suite, aucun pansement ne sera nécessaire. Vous pourrez mener avec ce
dispositif une vie normale. Seuls les sports violents sont à éviter. Le port de
la ceinture de sécurité reste conseillé. Un carnet de surveillance de la
chambre vous sera remis afin de noter les gestes effectués à ce niveau. Une
chambre peut être conservée pendant plusieurs années.
Les incidents liés au dispositif sont rares mais doivent amener à consulter :
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douleur et rougeur au niveau du boîtier doivent faire craindre une infection
-
douleur et gonflement du bras peuvent faire suspecter une obstruction de la
veine
-
mauvais fonctionnement de la chambre.
En savoir plus sur les chambres implantables :
http://www.hopital-dcss.org
LES EXAMENS DU COEUR
Certains des médicaments utilisés dans le traitement des lymphomes ont une
toxicité pour le muscle cardiaque. Il est parfois préférable de les éviter chez
les patients ayant déjà une maladie cardiaque. Pour s'en assurer il faut faire
un examen de la fonction cardiaque, c'est le calcul de la « fraction d'éjection
systolique » (FES) qui mesure la capacité du ventricule gauche à se contracter.
Cette mesure peut se faire de deux manières : par échographie cardiaque ou par
mesure isotopique. La première est une simple échographie, la seconde comprend
l'injection d'un marqueur radioactif et l'examen de son passage dans le coeur
par une caméra spéciale (scintigraphie).
L'AUTO-CONSERVATION DE SPERME
Elle est proposée aux hommes qui ont un désir ultérieur de paternité et qui
doivent recevoir un traitement comportant des risques de stérilité.
Le recueil est fait au sein des CECOS (Centre d'Etude et de Conservation des
Oufs et du Sperme humain) avant toute chimiothérapie. Le sperme est recueilli
par masturbation, au laboratoire, car il est préférable de le traiter dans les
minutes qui suivent le recueil. Il est recommandé de respecter auparavant 3 à 5
jours d'abstinence sexuelle. Afin de conserver une quantité suffisante de
sperme, il est préférable, quand les circonstances le permettent, prévoir au
minimum deux prélèvements. Des échecs de prélèvements sont possibles, tout
particulièrement quand le lymphome retentit sur l'état général.
Le sperme est ensuite congelé. Il peut être conservé ainsi pendant plusieurs
années. Son utilisation ultérieure répond à des règles strictes.
En savoir plus sur l'auto-conservation :
http://amp-chu-besancon.univ-fcomte.fr
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