Depuis sa création en 1987, le GELA a produit plus d'une centaine de
publications internationales (les numéros entre parenthèses renvoient à la
liste des publications). Les principales avancées concernent une
meilleure connaissance des lymphomes et l'amélioration de leurs traitements.
L'AMELIORATION DES TRAITEMENTS
Dans les lymphomes agressifs, le protocole de chimiothérapie dit ACVBP (3),
utilisé depuis 1980, traitement de référence du GELA, a été étudié chez
plusieurs milliers de patients (3,
9,
28, 58,
63). Son efficacité et ses effets secondaires sont bien connus. Des
travaux récents démontrent la supériorité de ce traitement par rapport aux
chimiothérapies considérées comme des standards internationaux (84,
94). Dans les formes localisées
de lymphomes, nous avons pu démontrer que cette chimiothérapie permettait
d'éviter la radiothérapie, traitement jusqu'alors très utilisé dans ces formes.
Il a également été un des tous premiers groupes à proposer dans les lymphomes
agressifs un traitement par anticorps
monoclonaux. Après avoir démontré l'activité de l'anticorps anti-CD20,
Rituximab, dans les rechutes de lymphomes agressifs, nous avons pu confirmer la
supériorité de l'association chimiothérapie et Rituximab par rapport à la
chimiothérapie seule dans les lymphomes B diffus à grandes cellules dès le
premier traitement (72). Depuis
cette date, l'anticorps est très largement utilisé, dans le monde entier, pour
le traitement de ces lymphomes.
Récemment, le PET scan a bouleverser l'évaluation des lymphomes agressifs. Il
permet de mieux apprécier la réponse au traitement. Les résultats du PET scan
fait rapidement au cours du traitement pourraient permettre à l'avenir
d'adapter le traitement (99)
Dans les lymphomes
folliculaires, le GELA a confirmé que dans les formes n'ayant pas de
signe de mauvais pronostic, il était habituellement possible d'attendre
plusieurs mois avant de débuter un traitement (40). Dans
les formes de plus mauvais pronostic, le GELA a démontré l'intérêt d'associer
un traitement par Interféron alpha à la chimiothérapie habituelle (23,
50,
51). Le groupe a également étudié l'intérêt de la fludarabine dans
cette indication (35).
Nous avons également démontrer que certains lymphomes folliculaires devaient
être traités par des intensifications
thérapeutiques avec autogreffe dés la phase initiale de la maladie ou
lors d'une rechute (95). Mais,
dans ce domaine également, c'est l'apparition d'un traitement par anticorps
monoclonaux qui représente le progrès le plus marquant. Confirmant les
résultats des essais allemands et anglais, le GELA a montré l'intérêt
d'associer le Rituximab à la chimiothérapie dans les lymphomes folliculaires
ayant une forte masse tumorale au diagnostic.
Dans la maladie de Hodgkin, le GELA a démontré l'absence d'intérêt d'une
radiothérapie complémentaire dans les formes de stade III et IV (59).
Les études du GELA ont permis de confirmer l'intérêt des intensifications
thérapeutiques avec autogreffe dans les rechutes de la maladie de Hodgkin (57,
71). Depuis plus de dix ans, le
GELA, en collaborant avec d'autres groupes européens comme l'OERTC contribue à
définir les meilleurs traitements dans cette maladie.
UNE MEILLEURE CONNAISSANCE DES LYMPHOMES
Les travaux du GELA ont permis de regrouper un nombre important d'observations
de maladies rares, de mieux les décrire et de mieux les comprendre comme les
lymphomes lymphoblastiques(13),
les lymphomes de Burkitt (34),
les lymphomes anaplasiques à grandes cellules (46),
les lymphomes du médiastin (36),
les lymphomes du rein (27), les
lymphomes du tube digestif(12),
les lymphomes de la peau (47)
Le GELA a participé à l'élaboration d'un Index Pronostique International (22),
désormais utilisé dans le monde entier, pour les lymphomes agressifs de
l'adulte. Cet index permet d'adapter le traitement à la gravité de la maladie.
De même certains facteurs
biologiques qui conditionnent le comportement de la maladie ont été
étudiés (9), ce qui débouche sur
des modifications du traitement. Ainsi, il a été démontré que le caractère T du
lymphome (5,
49), l'expression de la protéine BCL2 (33)
dans les cellules du lymphome, celle de la survivine (64)
ou de la protéine p53 (77),
étaient des facteurs de gravité dans les lymphomes agressifs. Il s'agit là d'un
immense champ d'exploration où l'étude des gènes du lymphome et de leur
expression permet de définir une véritable carte d'identité de la tumeur afin
de rechercher des facteurs
pronostiques nouveaux et surtout des traitements qui pourraient être
moins toxiques et adaptés à chaque cas.
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Mis à jour le 03 novembre 2006
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