Décembre 2006, l'effet néfaste des incinérateurs confirmé

Il y a quelques années une équipe de chercheurs de Besançon avait montré que les personnes qui habitaient à proximité d'un incinérateur d'ordures ménagères avait un risque plus élevé de faire un lymphome et que ce risque était peut être lié à une exposition plus importante à la dioxine.
En 2003, l'Institut de veille sanitaire (InVS) a lancé la réalisation d'une étude nationale, financée dans le cadre du Plan Cancer, pour évaluer le risque de cancer lié à l'exposition, dans le passé, aux fumées des incinérateurs. Quatre départements, dans lesquels fonctionnaient 16 incinérateurs, ont été étudiés pour la période 1990-1999. L'incidence de certains cancers a été calculée et l'exposition aux rejets polluants a été estimée.
Cette étude montre que le risque de certains cancers est plus élevé dans les zones fortement exposées. Dans ces zones, l'augmentation du risque de lymphome est de 8%.
Cette étude de grande envergure confirme donc la relation entre exposition aux rejets et risque de lymphome. Il n'est pas possible dans cette étude d'identifier le polluant responsable ni d'affirmer un lien de causalité. L'InVS souligne que cette augmentation est le reflet d'une exposition survenue il y a plusieurs années et que beaucoup de ces incinérateurs ont été remplacés depuis par des unités moins polluantes.

HT

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Mis à jour le 27 décembre 2005