Décembre 2005, les présentations du GELA à l'ASH

Plusieurs communications du GELA ont été sélectionnées pour une présentation orale lors de la réunion de la société américaine d'hématologie (ASH) qui s'est tenue du 8 au 13 décembre à Atlanta.

Les résultats finaux de l'essai LNH93-4 ont été présentés par le Pr Georges Fillet (Liège). Cet essai a été mené de 1993 à 2002 et 576 patients y ont participé. Il s'agissait d'une comparaison, dans une population de patients âgés de plus de 60 ans et ayant un lymphome à grandes cellules sans aucun facteur de mauvais pronostic d'une attitude classique comportant l'association d'une chimiothérapie et de radiothérapie et d'un traitement par chimiothérapie seule. Cette analyse montre que l'association de radiothérapie à la chimiothérapie n'apporte aucun avantage dans le contrôle de la maladie. Cela avait déjà été montré dans une population de patients plus jeunes. Le GELA conclut que ces patients ne doivent plus recevoir de radiothérapie et conseille, en l'absence actuelle d'essai thérapeutique, un traitement associant chimiothérapie et anticorps monoclonal rituximab.

La première analyse de l'essai LNH98-3B a été rapportée par le Pr Corinne Haioun (Créteil). Chez les patients jeunes ayant un lymphome diffus à grandes cellules et des facteurs de mauvais pronostic, il est proposé actuellement en France de faire un traitement par chimiothérapie suivie d'une intensification avec autogreffe. Dans cet essai était étudié l'intérêt d'effectuer un traitement par rituximab après la greffe. Cette première analyse ne montre pas, pour le moment, d'avantage significatif à faire ce traitement.

Le Pr Karen Leroy a fait état des premiers résultats de l'étude de l'expression de certains gènes chez des patients atteints de lymphome à grandes cellules, traités par chimiothérapie et rituximab. Cette « carte d'identité » du lymphome permettra de rechercher quels sont les gènes qui commandent l'évolution et peut être de trouver des cibles pour de nouveaux traitements.

Deux communications du GELA ont concerné le lymphome de Hodgkin dans ses formes localisées de stade I et II. La première a montré que, dans les formes de bon pronostic, une radiothérapie restait nécessaire après l'obtention d'une bonne réponse après la chimiothérapie mais que la dose de radiothérapie pouvait être réduite de moitié, ce qui laisse espérer une moindre toxicité à long terme. Dans les formes plus graves de stade I-II il a été montré par la seconde étude que quatre cycles de chimiothérapie de type ABVD suivie d'une radiothérapie était suffisants et qu'il ne semblait pas utile d'intensifier le traitement.

Pour en savoir plus sur cette réunion qui intéresse chaque année près de 20 000 spécialistes, visitez le site de l'American Society of Hematology : www.hematology.org
Mis à jour le 27 décembre 2005